| Les industriels moins d?prim?s mais pas de retournement en vue |
Les chefs d'entreprise interrog?s par l'Insee retrouvent un peu la confiance m?me si la conjoncture reste difficile. Dans l'automobile, les perspectives s'am?liorent. La confiance des industriels baisse un peu moins en avril qu'au cours de ces derniers mois. C'est la conclusion, prudente, de la derni?re enqu?te mensuelle de conjoncture dans l'industrie, publi?e par l'Insee ce jeudi. Au plus bas depuis quinze mois, le climat des affaires s'est l?g?rement redress? en avril, ? 71 points contre 68 en mars. "La production va continuer de baisser dans les prochains mois mais de mani?re moins soutenue", pr?cise Beno?t Heitz, chef du d?partement Synth?se conjoncturelle de l'institut. D'ailleurs, l'enqu?te aupr?s des directeurs d'achats, ?galement publi?e aujourd'hui par Markit, confirme ce rebond : l'indice PMI est remont? de 36,5 points en mars ? 40 en avril, le plus faible niveau de contraction depuis octobre dernier. M?me am?lioration selon les directeurs d'achat dans la zone euro.

N?anmoins, "on ne peut pas parler d'inflexion conjoncturelle", poursuit l'expert de l'Insee. L'incertitude reste de mise, "la conjoncture ne nous signale pas un retournement vers une phase favorable" ? ce stade.
Stocks all?g?s dans l'automobile
Les chefs d'entreprises interrog?s confirment un fort repli de leur activit? pass?e. Les stocks de produits finis restent sup?rieurs ? la moyenne, et les carnets de commandes m?me regarnis, restent "particuli?rement peu ?toff?s".
"Un fait notable pourtant, constate Beno?t Heitz, dans l'industrie automobile, les stocks sont d?sormais jug?s inf?rieurs ? la normale, du fait de l'ajustement brutal au cours de ces derniers mois. Mais la situation reste difficile, cela ne veut pas dire que la production va repartir." De mani?re g?n?rale, les patrons voient leurs perspectives de production se redresser mais toujours ? un niveau inf?rieur ? la moyenne.
L'embellie reste donc limit?e. M?me si certains ?conomistes envisagent une stabilisation ? un point bas, "il n'y a pas de mouvement de reprise g?n?ralis?e de la croissance", estime Nicolas Bouzou du cabinet Aster?s. Celle-ci "ne peut se jouer que lorsque le syst?me financier redevient en ?tat de drainer des d?p?ts (des m?nages, des entreprises, des banques centrales) pour les pr?ter aux agents ?conomiques pr?ts ? investir". Plus optimiste, Marc Touati, de Global Equities, estime que ce rebond d'avril sonne "l'heure du red?marrage et du retour de la confiance".
Source et r?daction : Carmela Riposa - usinenouvelle.com
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